Témoignages d'étudiants

MAUTARD Samuel (promotion 2016/2017)

Originaire de Toulouse et passionné par la géographie depuis tout petit, je suis extrêmement ravi par mes 2 dernières années d’études passées au sein du Master Géomatique de Montpellier.

Pour présenter rapidement mon cursus universitaire, j’ai décidé à la fin du lycée de faire de la cartographie mon métier (combinant ma passion et mon aisance en informatique) et de réaliser une formation universitaire en 5 ans. J’ai été alors amené à passer 3 ans à l’Université Toulouse Jean-Jaurès pour y suivre une formation généraliste en Géographie, la Licence Géographie, Aménagement et Environnement, qui m’a donné entre autres la possibilité de suivre 4-6h par semaine des cours d’Informatique afin de me préparer au mieux au métier de cartographe. Arrivé au terme de la Licence, je devais renforcer ma formation par un Master en cartographie/géomatique car ces aspects n’ont été abordés que légèrement en Licence. Et c’est ainsi que j’ai fait le choix de me diriger vers le Master Géomatique de Montpellier car c’est celui qui m’a semblé, au vu des programmes affichés, le plus consistant parmi tous ceux qui se présentaient devant moi.

Pour maintes raisons, je ne regrette à l’heure actuelle aucunement d’avoir fait ce choix. Tout d’abord, l’équipe pédagogique (composée à la fois d’enseignants, de chercheurs et de professionnels de la géomatique) est motivante, elle donne envie de faire ce qu’elle enseigne et expose. Elle est à l’écoute des étudiants, et exige d’eux une part relativement importante de travail personnel, ce qui nous pousse à développer de l’autonomie dans l’acquisition de nouvelles connaissances et à gagner de manière considérable en savoir-faire. Ensuite, le contenu et la diversité des enseignements se sont avérés conséquents comme j’avais pu l’imaginer, et fournissent toutes les bases pour la bonne intégration d’un géomaticien dans le monde professionnel, à en juger par exemple par mon retour d’expérience de mon stage de fin d’études (de 6 mois) : les outils et les environnements de programmation mis à ma disposition lors de mon stage n’ont pour la plupart pas été évoqués pendant ma formation, cependant leur fonctionnement se rapprochait de choses abordées en cours, ce qui m’a permis de me les approprier rapidement. Enfin, les nombreuses interventions de professionnels de la géomatique et d’anciens étudiants du Master nous ont donné un bon aperçu de tout ce qui pouvait être attendu d’un géomaticien, ce qui n’était pas forcément évident à cerner seulement par les cours et les projets menés pendant les 2 ans de formation.

Par ailleurs, mon stage de fin d’études, effectué à CLS Collecte Localisation Satellites (filiale du CNES et IFREMER), entreprise située à Ramonvile-Saint-Agne (commune limitrophe de Toulouse), a été une superbe expérience. J’ai pu travailler avec des personnes riches en savoir et profiter de mes qualités et de mes compétences pour leur montrer un peu tout ce dont un géomaticien est capable d’inventer, de créer avec les matériaux qui ont été mis à ma disposition (données de localisation des navires du monde entier). Malheureusement, il a manqué un peu de temps, et de moyens, pour que je mène à bien jusqu’au bout toutes les missions que j’avais entreprises. Le manque de temps, c’est un peu aussi ce qu’on pourrait reprocher à certains enseignements dispensés par la formation, notamment les enseignements thématiques, qui sont abordés trop rapidement et pas de la façon la plus pédagogique : selon moi, il aurait fallu qu’un plus grand nombre d’heures soient allouées à ces enseignements, et que les connaissances transmises soient interrogées autrement que par simplement des dissertations/commentaires.

Venant de finir mon stage de fin d’études, j’ai pour projet pour ces prochaines années de découvrir et connaître les multiples facettes du métier de géomaticien, car il peut occuper tout un tas de fonctions intéressantes et enrichissantes. Mais surtout, j’espère que j’aurai l’occasion de pratiquer ce pour quoi je suis le plus doué : faire des cartes.

BELMAIN Elisa (promotion 2015/2016)

Témoignage : Concours « Les 24h du SIG »

A l’occasion de la conférence francophone d’Esri, SIG 2015, qui s’est déroulée les 7 et 8 octobre 2015 à Versailles, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour participer au concours des 24h des SIG et aussi celle de faire partie de l’équipe gagnante !

C’est un concours réservé aux étudiants en géomatique qui est organisé depuis 7 ans maintenant et qui permet à 6 étudiants venant d’universités différentes de travailler ensemble, par équipe de 2 ou 3 et avec l’aide d’un tuteur professionnel, pendant 24 heures sur un thème imposé. Le sujet de cette année portait sur le Festival Maritime de Brest 2016 et proposait trois exercices différents :

  • La création d’une application à destination des visiteurs du festival
  • Une vue en 3D des lieux de la fête
  • Une cartographie originale représentant les caractéristiques et les origines des différents bateaux participants.

Après l’attribution des équipes, c’est parti pour 24h de réflexion et de travail ponctuées de pauses café et de quelques dizaines de minutes de sommeil ! Nous avons du vite faire le tour des données qui nous étaient fournies et nous mettre d’accord sur les projets que l’on voulait présenter à la fin du concours. Une très bonne occasion d’apprendre rapidement à manier les outils Esri, que ce soit ArcMap, ArcGIS Pro ou encore ArcGIS Online et les story maps. Il faut toucher à tout et essayer d’avoir des idées originales pour se démarquer.

Je redoutais un peu l’expérience mais ça a été génial,  et ça m’a permis de repousser un peu mes limites et de rencontrer de nombreux professionnels de la géomatique tout en étant chouchouté par l’équipe d’Esri (repas, nuit d’hôtel et super cadeaux pour tous les participants, avec bonus remise en main propre par le PDG d’Esri France). Je vous invite sans hésiter à y participer !

Lucas Bromblet (promotion 2014/2015)


Après un parcours à dominante informatique (Bac+2 DUT informatique puis licence 3 informatique) je me suis orienté vers le master géomatique de l’université de Montpellier pour sortir de l’informatique très théorique. Mon souhait était avant tout de me spécialiser dans une application de l’informatique plus technique couplée avec un autre domaine.

Lors du master 1 j’ai pris en main les nombreux outils (statistiques et logiciels notamment) et appris les concepts utiles au SIG. Les notions de géographie m’étaient totalement inconnues et c’est là qu’est la particularité (voire difficulté) de ce master regroupant 2 parcours bien différents. Mes bases en gestions de base de données et en programmation m’ont été très utiles et je n’ai presque pas eu besoin de les retravailler.

Avec le projet tuteuré j’ai revu la mise en œuvre d’une dynamique de conduite projet que j’avais déjà expérimentée au cours de mon DUT. C’est un travail de groupe très stimulant.

En master 2 le premier semestre est basique avec un avantage d’avoir pu choisir parmi des options dans le cadre du parcours vers lequel on souhaite s’orienter (parcours professionnel me concernant). C’est lors de ce semestre qu’on doit aussi chercher et trouver le stage en entreprise de 6 mois pour le second semestre. C’est l’occasion de mettre un pied dans le monde du travail !

Mon stage se déroule en collectivité d’agglomération et mes connaissances sont suffisantes. Ma principale mission est de construire une maquette de catalogue des documents possédés par l’agglo, avec catalogage et indexation. Je constate surtout que la maitrise des systèmes de gestion de base de données est une des compétences qui est, selon moi, les plus importantes puisqu’elle intervient dans l’administration des serveurs web cartographiques, de plus en plus utilisés pour représenter l'information géographique.

Héloïse Deschamps (promotion 2014/015)


Je me suis inscrite en Géomatique afin de renforcer mes compétences en SIG et d'avoir un double profil en Risques naturels - Cartographie. En effet, ce sont pour moi deux domaines que j'aime, porteurs et d'actualité, le nombre d'offres étant plus récurrent en Géomatique cependant.

En faisant ce master je suis arrivée à mon objectif, celui de confirmer la maîtrise des outils SIG. J'ai également eu l'occasion d'acquérir de nouvelles connaissances, celles de l'analyse spatiale et des extensions utilisées sur ArcGis qui apporte une plus-value à notre savoir. C'est l'aspect technique plus que théorique qui m'a intéressé, avec des simulations de cas d'étude et projets à réaliser, en appliquant ces différents outils à notre portée.

Le point qui m'avait davantage rebuté était l'informatique, étant géographe je n'avais aucune notion et je n'avais pas mesuré l'importance (en volume horaire et cours) de cette discipline notamment en M1. Il faut être assidu, et avoir une certaine logique pour s'y sentir à l'aise. En M2, l'approche est beaucoup plus "abordable" via l'option de webmapping, où on prend conscience de la corrélation entre la cartographie et l'informatique, d'où le développement croissant de cet outil.

Enfin, s'il y a une possibilité de choix de poursuivre en M2 en recherche ou professionnel, idéalement ce serait de proposer un master en alternance, beaucoup plus formateur pour un élève et plus intéressant pour un organisme (qu'une mission de 5/6 mois en deuxième semestre qui n'aboutit pas souvent à une offre de CDD et plus). L'alternance me semble le meilleur tremplin pour intégrer le marché du travail, tout en ayant déjà fait ses preuves. Durant cette année, ce serait possible d'étendre son réseau professionnel et donc d'avoir des contacts potentiels pour candidater dès la fin du master. Et c'est ce qui manque je trouve, cette prise de conscience et sensibilisation en faisant un parcours universitaire classique.

En ce qui concerne mon parcours professionnel, j'effectue un stage de 6 mois au SDIS de l'Hérault, où j'avais déjà fait une vacation. Je réalise des missions dans le domaine de la cartographie et de l'informatique : production d'atlas d'intervention et création/mise à jour de la base de données du nouveau système d'alerte notamment. Ce stage en lien avec la sécurité civile et mes quatre autres expériences, relatives à la géomatique et/ou la gestion des risques naturels, m'ont permis d'être sollicitée (via Linkedin) pour une mission de 7-9 mois au service de la DREAL Aquitaine et du CEREMA. Mon double profil pourra être ainsi exploité dans le cadre d'un projet de la Mission Zonale de la Défense et Sécurité du Sud-Ouest : développement d'une application webmapping (gestion et mise à jour d'une BD catastrophes naturelles) et cartographie des aléas littoraux (pour le plan ORSEC).

Néphi Nauta (promotion 2013/2014)

L’objectif du stage (master recherche) en cours est« Analyse spatiale et chronologique du développement de l’activité de perliculture en Polynésie » - stage du 10 février au 10 juin 2014 à l’UMR-EIO Ecosystèmes Insulaires Océaniens Université de Polynésie Française.

« Iaorana, (bonjour de Tahiti),


Je suis en stage actuellement en Polynésie française, précisément à l'Université de la Polynésie française. L'objectif de mon stage vise à analyser, cartographier l'évolution de l'emprise spatiale de 2002 à 2014. D'ailleurs, je profite de cette introduction pour répondre à votre demande. Les enseignements et leur pertinence au niveau professionnel.


L'intégration des compétences dispensées par les deux universités de Montpellier, la MTD est décisive et ses compétences sont mises à l'épreuve dans la période de stage de fin d'étude. Concernant les UE de programmation et de base de données, je ne saurais insister sur leur importance. L'apprentissage et l'intégration des compétences dans ces domaines, et je dirais de ces sciences, peut paraître rébarbatif et fastidieux. Toutefois, celui ou celle qui a une bonne connaissance et une assez bonne maîtrise n'en sera qu'avantagé lorsque ses compétences seront solliciter en stage ou dans le cadre professionnel. Il ne s'agit pas de devenir un super programmeur ou un administrateur de SGDB, mais de pouvoir s'y retrouver et d'avoir du répondant face à des interlocuteurs dans ces domaines d'expertise.


L'insertion dans le monde professionnel
Pour illustrer, je vais vous partager monexpérience personnelle. Comme je l'ai précisé je suis en stage pour une période de 4 mois et le stage se termine le 10 juin 2014. L'étude que je fais sur la Perliculture ne s'est jamais faite auparavant. Je collabore avec différents services et directions en Polynésie qui m'ont donné accès à leurs données précisément leur base de données.Après un mois et demi en stage, je suis en train de travailler sur la base de données, faire des requêtes sur les tables, des jointures, créer des vues, en fait, tout ce nous avons vu en TP au cours du master 1, je me replonge même dans les anciens TP pour m'en inspirer.


L'autre chose est qu'après un mois et demi de stage, mon profil de géomaticien intéresse déjà les partenaires avec qui je suis en relation. La plupart me demandent si en plus de faire des cartes, je sais programmer et si je suis familier avec les bases de données. Bien sûr, un outil n'est rien sans intégrer une dimension géographique et cela s'agrémente avec toutes les UE de sémiologie, etc...


Conclusion
Enfin, je dirais de suivre les conseils des enseignants et de ne négliger aucun enseignement. Ils savent mieux que nous ce qui nous attend en stage et dans le monde professionnel. Je me rends compte que si j'avais été plus attentif en cours ou en TP je n'aurais pas à rechercher l'information dont j'ai besoin par moi-même à l'heure actuelle. Tout ne s'apprend pas en cours, mais je dirais qu'il faut prendre le maximum. Géomatiquement, Nauta Néphi de Tahiti »

Elie Girard & Lucie Portier (promotion 2013/2014)

En stage à l’université de Sherbrooke département de géomatique appliquée du 1e février au 1e août 2014
Elie Girard : tuteur Alexandre Langlois Professeur – objectifs du stage : « Modélisation de la dynamique saisonnière du couvert nival au Québec et dans l’Arctique à l’aide du modèle Français CROCUS/SURFEX ».
Lucie Portier : tuteur Alain Royer Professeur – objectifs du stage : 1) produire des simulations de neige SNOWPACK sur le glacier Barnes, 2) de coupler ces simulations au modèle de transfert radiatif micro-ondes MEMLS et 3) comparer le signal simulé aux mesures satellite.

« Quelques nouvelles du Québec....

Tout se passe bien ici, le froid persévère un peu mais le printemps devrait arriver d'ici peu, en attendant, il reste presque un mètre de neige. Nous vivons bien la vie Québécoise, le week-end nous en profitons pour visiter et aller se balader (Québec, Montreal, les monts Valin, un peu de ski...). Bientôt nous nous aventurerons du côté des Etats-Unis.

Au sujet de notre stage, tout va bien. Elie travaille sur un modèle de couverture neigeuse (crocus surfex) dont il compare les résultats issus de données météorologiques avec les relevés de terrain. Je travaille sur la modélisation (snowpack) de croûtes de glace dans le manteau neigeux à partir de données météorologiques. Toutes les semaines nous allons faire des relevés de terrain, analyse du manteau neigeux (hauteur, température, densité, taille de grain...) et des relevés radiométriques de la végétation et du couvert neigeux.

Nous sommes dans un bureau avec 10 autres étudiants en maîtrise ou doctorat, nous avons été très bien accueillis notamment par Jean-Benoit Madore (un de vos étudiants en master 2 l'année dernière). L'université est vraiment exceptionnelle, le centre sportif offre de nombreuses possibilités pour se défouler après les heures de code.»

Alvernhe Lény (promotion 2013/2014)

L’objectif du stage en cours est de « quantifier et caractériser la dynamique spatiale actuelle des populations de Limbali – bois d’Afrique - (extension ou régression) et identifier les facteurs déterminants de cette dynamique » - stage du 17 février au 17 août 2014 au CIRAD-ES, UR B&SEF Biens et services des écosystèmes forestiers tropicaux - Campus international de Baillarguet (34980 Montferrier sur Lez).

« Alors pour moi le master et notamment la première année de master ne m’a pas fait énormément progresser dans l’utilisation des outils de la géomatique par rapport à ce que j’avais appris pendant ma licence (géographie). Le projet tuteuré a en revanche été très formateur en ce qui me concerne que ce soit sur le plan des outils justement mais également de la gestion de projet.


Par contre là où selon moi le master a été enrichissant, c’est dans la diversité des enseignements, surtout en master 2 finalement, car les cours des options que j’ai suivis ont, pour beaucoup, été donnés par des intervenants extérieurs, pour la plupart des professionnels.
Cette diversité des enseignements est importante puisqu’à défaut d’être vraiment calé dans une discipline nous pouvons dire que quel que soit le domaine de la géomatique auquel nous avons à faire, nous avons les bases.
Je m’en rends vraiment compte dans mon stage, car je peux discuter de tout avec tout le monde sans avoir l’impression d’être à côté de la plaque.


Le master géomatique mais je pense que c’est valable pour tous les masters m’a aussi permis d’acquérir une méthodologie dans mon travail (révisions, projets, dossiers…) et cette méthodologie est très importante dans le cadre de mon stage.
Le master, bien qu’il soit un master pro, prépare aussi à continuer vers un doctorat. Il apprend face à tel ou tel sujet d’étude à se poser les bonnes questions, à formuler les bonnes hypothèses pour en tirer la problématique la plus pertinente et donc mettre en œuvre les méthodes et les outils pour répondre à cette problématique. En fait le master apprend à réfléchir correctement, ou en tout cas, nous donne les premières bases pour. »

Vivien VIEL (promotion 2012/2013) :

Stage « Mise en place d’une base de données spatiales de planification et de suivi de la gestion des sites » effectué au CEN-LR Conservatoire des Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon à Montpellier du 4 février au 31 juillet 2013

« Je travaille depuis le mois d'août 2013 chez ON-X (embauche en CDI juste après le stage de fin d'année de M2), une société spécialisée et experte en réseaux de télécommunication, aménagement numérique du territoire et plus particulièrement en ce qui concerne le déploiement de fibre optique (missions essentielles du pôle SIG). Pour être plus précis, les collectivités territoriales, qui sont nos principaux clients, ont obligation d'équiper leurs réseaux en fibre optique d'ici 2020-2025 environ (suite à une loi votée sous le Président Nicolas Sarkozy). Nous intervenons auprès d'elles pour leur proposer un chiffrage des coûts qu'engendreront de tels travaux. Ces coûts sont le fruit de diverses études et d'analyses que nous mettons au point à l'aide d'outils SIG (ArcGIS et quelques unes de ses extensions comme Network Analyst ainsi que PostGIS pour les principaux). Ces travaux sont appelés schémas d'ingénierie FTTH (fibre optique).


Il n'y a pas vraiment de lien direct avec le master Géomatique puisqu'il n'y a pas de spécialité dédiée à l'aménagement numérique du territoire (en tout cas pas l'année dernière). De mon point de vue, le master est très général mais permet de manipuler des outils et des concepts largement utilisés dans le monde des SIG. Je pense notamment à ArcGIS et sa pléiade d'outils dont quelques uns sont détaillés autour des cours d'analyse spatiale, le binôme PostgreSql/PostGIS qui est un véritable outil SIG au final et le monde du webmapping. Je laisserai le soin à d'autres étudiants de parler des outils de télédetection puisque bien qu'intéressante, je n'ai pas pu prendre part à cette option l'année dernière.


Au final l'offre est assez complète et permet de manipuler un éventail assez important de logiciels et d'outils ce qui permet aux étudiants de ressortir de ce master avec un bagage solide en SIG et d'avoir en plus du recul sur les différents concepts d'aménagement du territoire. Le mieux est de réussir à confronter ces différentes choses lors du projet tuteuré dans un premier temps et au cours du stage de fin d'année, très important pour la suite à mon sens. »

Jean-François MICHEL (promotion 2012/2013) :

Stage réalisé au Conservatoire du littoral en LR à Montpellier sur « Révision de la stratégie d’intervention du Conservatoire du littoral - Contribution à l’actualisation de la stratégie d’intervention foncière du Conservatoire du littoral en Languedoc-Roussillon » du 11 mars au 11 septembre 2013.

« Le master géomatique :
Pertinent pour les métiers à pourvoir, un master géomatique c'est bien parce qu'il y a un besoin de géomaticien pur souche. Après les profils double-compétence SIG et une autre thématique il sera nécessaire de prolonger dans un autre master spécifique (transport, urbanisme, agronomie, économie, santé...).

Par ailleurs, il faut augmenter la pratique car c'est un métier technique. Les interventions extérieures aussi sont bienvenues je pense. Renforcer la dimension projet dans les travaux. Parler un peu des conventions d'échanges de données, de marchés publics, de management et continuer à former sur la préparation au concours de Technicien ou ingénieur selon son profil du candidat...c'est la base pour un diplôme de niveau Bac+5 (encadrement), etc.

A Montpellier, le système d'inscription UM2-UPV est bien parce qu'il donne la possibilité de toujours avoir une formation scientifique pour les concours. En effet, la fonction publique c'est le plus gros employeur il faut en tenir compte.
Cependant, surtout à l'UM2, il faudrait que les cours soient moins dans la théorie et plus dans la pratique et la création, simplifiés et pratiques. Pas besoin d'entrer dans trop de détails mais les bases sont suffisantes pour au moins être embauché. Les ateliers techniques TD et mise en pratique peuvent booster le CV et l'entretien d'embauche par la suite.
Il faut être conscient que peu importe la formation et les diplômes que l'on possède, ça ne compte pas sur le marché du travail. Ce sont les expériences et les compétences qui comptent sur le CV en géomatique. Donc multiplier les stages, les vacations et les emplois n'est pas négligeable, car de toute façon « c'est en forgeant qu'on devient forgeron ! »


Le stage :
Mon stage s'est très bien passé. J'ai bien été guidé plus par mon tuteur en entreprise. Mon maître de stage veillait à ce que le stage reprenne bien les contenus de la formation ce qui était largement le cas.

La pratique et le savoir théorique acquis en 6 mois de stage ont été nettement supérieur qu'en 1 an et demi de cours.
Il est important de bien choisir son stage, et ne pas hésiter à choisir quelque chose de moins scolaire (par ex : Réaliser un atlas) pour une expérience que l'on aura peut être jamais plus une fois en poste et qui peut orienter un parcours professionnel.
(par ex : Réaliser un observatoire de la délinquance, Révision de la stratégie foncière du Conservatoire du littoral)


L’emploi :
Actuellement, je suis technicien SIG (géomaticien) à la Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée.
Ce métier est l'entrée la plus courante après un parcours classique de géomatique à l'université. Ce métier demande de la technicité en SIG, Base de données et Cartographie.
Encore une fois à l'entreprise on me demande des cartes qui n'ont que faire de la sémiologie graphique et pourtant c'est peut-être ce dont ont besoin certaines personnes.

Je pense au module Transport où avec des collègues du master on a traité d'un cas d'étude avec la mairie de Clapiers a été fort utile dans la préparation de nos futurs métiers.
En résumé, je pense que développer ses compétences par des options variées et des doubles formations, augmenter sa technicité dans les SIG, l'informatique et le dessin technique c'est un plus.

A une échelle plus fine, il faut que les responsables de master soient en accord avec les professionnels, qu'ils participent à la vie de la communauté géomatique afin de proposer les modules les plus adaptés et mis à jour surtout dans l'aspect informatique qui évolue beaucoup et rapidement.
A l'heure où à la fac on utilise Python pour faire des petits SIG, dans le monde de l'entreprise on utilise des « API » sous Javascript pour monter un WebSIG. »

Jean-Benoit Madore (promotion 2012/2013) :

Venu à l’UM3 en M2 Géomatique dans le cadre des échanges interuniversitaires, de septembre 2012 à janvier 2013.

« Mise en contexte
J’ai entamé les démarches pour participer à l’échange entre le département de Géomatique de Sherbrooke et celui de l’Aménagement du territoire de Montpellier en février 2012. Ces démarches se sont poursuivies tout au long du printemps malgré une grève étudiante persistante au Québec. Le premier contact avec Montpellier a plutôt tardé puisque je n’avais pas d’idée fixe sur les acteurs impliqués côté français. L’inscription à Montpellier fut tardive, mais lorsqu’elle s’est concrétisée, le processus s’est mis en place de lui-même.

Arrivée à Montpellier
Dans le cadre de cet échange, je ne faisais partie d’aucun groupe d’étudiant défini, étant la seule personne en échange dans ce programme bilatéral. Je suis arrivé à Marseille le 4 septembre 2012 en matinée et puis à Montpellier vers 17h. C’était une première pour moi et le fait de ne pas avoir d’encadrement ou d’accompagnement a rendu cette aventure très instructive. J’ai dû planifier tous mes déplacements jusqu’à la cité universitaire Vert Bois et organiser mon arrivée tardive à ma chambre puisque c’était après 17h. J’insiste sur le fait que c’est moi qui aie organisé les déplacements parce que cette organisation a donné le ton à mon séjour. Ceci dit, je ne crois pas que ce soit donné à toutes les personnes d’être à l'aise dans de telles situations. Je souligne cependant que sans l’aide de M. Bord et de M. Casy, il m’aurait été difficile de m’inscrire ou de me trouver un logement. L’arrivée en chambre étudiante s’est bien effectuée et j’ai tout de suite trouvé facile de communiquer avec les divers étudiants de la cité universitaire. Durant mon installation, les bénévoles du CROUS présent sur place ont été d’une aide précieuse pour l’avancement de mon dossier.

Les cours à Montpellier
Les méthodes pédagogiques de la France étant totalement différentes de celle du Québec et de Sherbrooke, l’adaptation a été particulièrement difficile. Le nombre d’heures de cours a été un facteur dominant dans les critères d’adaptation. Je passais donc d'une session de 12 à 15h de cours à Sherbrooke par semaine à plus de 25h de cours. Ensuite, l’horaire variable fut une autre adaptation difficile. Contrairement à Sherbrooke, où la plupart des cours requièrent la réalisation de travaux en début de session qui donne la mesure du travail, j’ai eu de la difficulté à trouver un rythme durant toute la session en France. L’absence de remise de travaux à court terme et de contrôle ainsi que la présence d’horaire variable a considérablement affecté mon travail. Il est certain que c’est une autre méthode d’enseignement et je ne serais pas prêt à dire si elle est mieux qu’à Sherbrooke puisque je n’ai qu’un semestre à mon actif. L’ensemble des cours s’est tout de même assez bien déroulé. Il n’y a que le cours de nouvelles pratiques émergentes et changements globaux ainsi que le cours de SIG en territorialité où le contenu m’a semblé plus difficile à cerner puisqu’il était directement relié à la réalité française. Le cours de télédétection m’a semblé être le plus intéressant malgré un nombre élevé d’intervenants. Les différents intervenants donnaient des cours très intéressants, mais le problème a été le manque d’approfondissement dans chacun des sujets abordés. Même chose pour le cours d’analyse spatial avancée. J’aurais vraiment aimé approfondir les statistiques spatiales sur R, mais je n’ai pas pu puisqu’il y avait un nombre de cours insuffisant avec cet intervenant (je ne crois pas cependant que les statistiques spatiales aient la cote parmi les élèves en général…). Le cours d’Acteur, Territoire et Gouvernance a été pour moi une déception. Malgré des débuts très prometteurs, le déroulement a été catastrophique. Non pas à cause des intervenants, mais plutôt du manque d’enthousiasme des étudiants. Bref, j’ai eu quelques idées de départ intéressantes et j’ai fourni assez d’énergie dans le premier mois, mais mes idées n’ont eu aucune répercussion sur les autres et le travail est tombé au point mort. J’ai donc pris la décision qu’en tant qu’étudiant membre d’un échange que je n’allais pas m’imposer au sein de l’équipe. Finalement mes idées ont été reprises à la dernière minute. La note reflète le manque d’organisation de l’équipe. Enfin, le cours de programmation m’a semblé celui qui était le plus structuré. Puisque j’avais déjà fait un peu de programmation, j’ai pu effectuer une bonne partie des cours à la maison avec l’accord de la professeure.

Les évaluations
Les évaluations sont complètement différentes de celle effectuée au Québec. Je me compte chanceux d’avoir pu valider l’ensemble de mes cours lors de la première évaluation. J’ai trouvé que l’absence d’information concernant les évaluations dans certains cours a été très problématique. Particulièrement dans le cours d’analyse spatiale avancé, où nous avons été informés de l’évaluation qu'à la fin du mois de novembre, et que cette évaluation allait être à remettre pour le début février. Je dois dire que lors de l’achat de mon billet d’avion durant l’été 2012, la seule date de fin de session que j’avais aperçue était celle de la fin du calendrier de Paul Valéry, avant Noël. J’ai donc planifié mon retour pour le 11 janvier. J’ai par la suite dû reporter mon billet parce que plusieurs évaluations se déroulaient sur cette période. Ce prolongement a aussi fait en sorte que j’ai dû quitter ma chambre pour une autre chambre dans la cité universitaire puisque j’avais informé M. Casy trop tardivement du prolongement de mon séjour. Toutefois, tout s’est arrangé. Dans le début du mois d’octobre, M.Bord m’a donné l’opportunité d’effectuer une présentation sur la territorialité du Québec et du Canada. Cette expérience a été l’une des meilleures de mon séjour puisque c’est à ce moment que j’ai senti que j’avais le plus travaillé à un sujet. De plus, cette présentation s’est effectuée devant une foule assez nombreuse, une première pour moi. J’ai bien apprécié cette expérience.

La vie à Montpellier
La vie à Montpellier est particulièrement facile d’adaptation. La disponibilité et l’efficacité du transport en commun font que les déplacements ne sont pas une limite à la vie sociale. Toutefois, il est vrai que la résidence Vertbois se situait dans l’extrémité nord de la ville et les déplacements pour faire des activités sociales étaient plus longs. Cependant, cet inconvénient peut être compensé largement par la proximité de l’université Paul Valéry et des autres bâtiments où ont lieu les cours.»

Maxime Fromholtz (promotion 2012/2013)

Rapport de stage « Restructurer les diffusions cartographiques de la maison départementale du tourisme, notamment sur le thème des itinéraires touristiques » - stage effectué au sein de la cellule SIG du Conseil Général de Haute-Marne du 11 Février 2013 au 14 Août 2013 – soutenance le 23 septembre 2013. Après le stage, CDD de 7 mois comme ingénieur d’étude (04/11/2013-05/06/2014 avec prolongation de contrat proposé) à la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon pour animer, administrer et faire la mise à jour applicative du géocatalogue Cargos qui regroupe les différentes données des laboratoires de recherche en sciences humaines en France.

« Je suis arrivé en géomatique par ma licence de géographie qui m'a permis de découvrir la CAO et les logiciels SIG et je voulais approfondir mes connaissances dans ce domaine. Le choix de Montpellier plutôt qu'un master dans une autre ville s'est fait principalement car je connaissais déjà bien la ville et que j'avais un logement sur place. Et je ne regrette pas mon choix.


Concernant la formation en elle-même, je n'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que le fait d'avoir à niveler les compétences de chacun étant donnée la mixité des profils qui composent les promos m'ont permis plus ou moins de me reposer sur mes acquis la première année dans les matières géographiques pour me concentrer sur les matières informatiques dont je ne connaissais strictement rien avant le master. J'ai ainsi pu rapidement acquérir les connaissances nécessaires pour pouvoir m'en sortir tant bien que mal aussi bien en administration de bases de données spatiales qu'en webmapping, qui sont les deux thèmes sur lesquels j'ai décidé de m'orienter.


A propos de mon stage, ce que je recherchais, c'était de pouvoir mettre en application ce que j'avais appris en webmapping notamment. J'ai eu la chance de pouvoir le faire au sein de la cellule SIG du conseil général. J'ai travaillé avec les gens du tourisme au recensement de leurs données concernant les itinéraires touristiques afin de les mettre dans une base de données PostGIS pour plus facilement faire de la cartographie interactive. Je ne m'appesantirai pas plus sur le sujet car ce n'est pas l'objet de votre demande.


A l'heure actuelle, je suis en contrat en qualité d'ingénieur d'étude à la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon (21). Je suis chargé de déboguer une application web de géocatalogage reposant sur Géosource auquel ont été apportées quelques modifications pour le rendre plus ergonomique, et de préparer la migration de cette nouvelle version chez l'hébergeur. Cela implique de multiples tests d'abord sur des serveurs locaux, puis sur ceux de l'hébergeur pour voir si l'application réagit correctement et si ses différentes fonctionnalités n'entraînent pas de bugs nécessitant un redémarrage du serveur web.


Si je devais résumer les apports du master, je dirais que ce dernier m'a permis, de part ses contenus et sa volonté de nous sensibiliser aux mondes de l'opensource et de l'opendata, d'arriver sur le marché du travail avec une ouverture d'esprit et des acquis suffisamment solides pour pouvoir définir des objectifs de carrière en adéquation avec la réalité du monde du travail et surtout m'épanouir pleinement dans ma vie professionnelle et c'est bien cela le plus important. »

Louis Musquet (promotion 2011/2012)

Rapport de stage « L'étalement urbain de la Guadeloupe : enjeux d'aménagement et de développement du territoire» - stage géré administrativement par le CAUE Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de Guadeloupe lié par convention avec l’université mais accueilli physiquement par la DEAL Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Guadeloupedu1er Février 2012 au 31 juillet 2012. Après le stage, CDD (reconductible en CDI) au cabinet privé URBIS Guadeloupe 971.

« Actuellement je suis responsable du pôle Géomatique dans un bureau d'étude d'urbanisme en Guadeloupe et j'ai cinq personnes sous ma responsabilité :
- Un assistant géomaticien
- Un responsable des enquêteurs et du contrôle qualité des données
- Deux enquêteurs
- Un statisticien


Mon travail consiste à couvrir tout ce qu'un géomaticien peut faire :
- Réalisation des réponses aux appels d'offres (réponse technique et chiffrage)
- Administration des bases de données
- Mise en place de serveur SIG (dans l'entreprise et dans les collectivités)
- Mise en forme et mise en page cartographique. Je distingue les deux entre la sémiologie pour l'un et l’esthétique pour l'autre
- Structuration de base de données relationnelles ou non
- Mise en place de SIG web (client ESRI)


En deux ans et demi de travail, j'ai suivi des missions de :
- Cartographie opérationnelle de mission de résorption de l'habitat insalubre/indigne RHI
- Numérisation de Zonage PLU
- Constitution et mise en place de base de données d'adressage
- Élargissement de base fiscale
- Enquête et suivi d'acquisition foncière pour deux Etablissements Publics Fonciers
- Mise en place de serveur SIG pour les collectivités
- Analyse spatiale pour l'implantation d'un tram en Guadeloupe (Le dossier est arrivé 3ème au niveau national pour l'obtention de financement d'Etat et c'est moi-même qui ai fait les jolies cartes et les jolis tracés. Je n’en suis pas peu fier)


Enfin bref, tout ça pour dire que j'en ai fait des choses depuis la fin de mon master 2 en 2012 !
Tout ça a été possible grâce au partenariat mis en place par mon entreprise avec ESRI France. Ils avaient besoin de Géomaticiens avec des connaissances sur Arcgis et je passais par là. (Pour rendre jaloux certains, j'ai tous les modules existant sur Arcgis 10.2.1 et même City engine (3D).


Pour dire vrai… j'ai jamais été premier de la classe (plutôt dans les derniers même) avec tout de même de bonnes facilités pour les logiciels SIG (mon seul point fort). D'ailleurs, la vie s'est vengée. En classe, je faisais le service minimum et maintenant je travaille de 8h à 19h tous les jours sans après-midi de libre. Tous les mois, j'ai au moins une urgence qui me fait travailler le samedi.


Par contre, si un gars comme moi a pu réussir à faire tout ça une fois dans le monde du travail, c'est que la qualité de la base de l'enseignement était solide. Pour moi, le but n’était pas de devenir un expert, mais plutôt d'acquérir des qualités de compréhension qui permettent de s'adapter à tout ce qui arrive sur le bureau. Je me plaignais beaucoup de la théorie, mais sans elle je serais resté à un niveau de technicien sans avoir cette capacité à réfléchir sur des situations différentes.


En espérant vous avoir aidé et surtout avoir tordu le cou à cette idée que seuls les meilleurs réussissent. »

Joguet Renaud (promotion 2011/2012)

En semestre 3 à l’université de Sherbrooke département de géomatique appliquée de fin août 2011 à janvier 2012 – stage “Qualité et correction des données avant migration dans un SIG” à GrDF programme Gesig – Bagneux – 92 du 1e février au 31 juillet 2012 – puis CDI chez ESRI France Meudon 92

« Cela fait de nombreuses années que j’ai eu l’idée de partir au Québec. Déjà après l’obtention de mon BTS géomètre topographe, j’avais réalisé quelques démarches pour voir qu’elles étaient les possibilités d’accueil. Je me suis vite rendu compte que partir sans cadre d’échange entre écoles allait être très difficile. Voulant poursuivre mes études après avoir travaillé un an en entreprise, je me suis donc dirigé vers des formations qui pourraient me permettre de réaliser ce voyage. C’est donc pour ma part un échange qui a été murement réfléchi.

Les démarches avec l’université de Montpellier ont été relativement faciles surtout avec l’aide de M. Casy qui nous a très bien pris en charge et nous a bien fixé les dates butoirs pour la remise des documents. Une rencontre avec un enseignant de l’université d’accueil (M.Fournier) nous a permis de mieux nous renseigner sur le futur échange (administration, vie en communauté, logement, formation).

L’accueil à l’université de Sherbrooke a été excellent. L’environnement de travail permet d’étudier dans de très bonnes conditions. Des salles neuves et sièges confortables (comme dans une entreprise) réservés à la géomatique avec une vingtaine de postes disposant de tout les logiciels nécessaires et des dernières mises à jour (ArcGIS 10 par exemple), ainsi qu’un technicien géomatique à notre disposition. Les cours se déroulent en petit nombre ce qui permet de personnaliser la formation en fonction des profils de chacun. Des projets en relation avec des professionnelles qui permettent de donner une réelle valeur aux projets étudiants (c’est l’un des meilleurs points de mon échange, notamment avec la participation à un concours de poster que mon groupe a gagné face à d’autres écoles française et québécoise http://www.rv-eau.ca/ rubrique : concours d’affiche). Le système français aurait beaucoup à apprendre de celui fourni aux étudiants québécois. C’est une démarche qui est axée sur la recherche personnelle et qui nécessite une certaine maturité. C’est l’étudiant qui « choisit » jusqu’où il souhaite aller dans son projet en fonction de ses attentes et de ses compétences. Je tiens à insister sur le fait que les 4 cours pris au Québec soit 12 ou 13 crédits correspondent largement voir demande plus de travail que les 30 ECTS (environ ? ) des formations françaises. Au-delà de 4 cours par session je pense qu’il est extrêmement difficile de valider l’ensemble des matières. Je pense n’avoir jamais autant travaillé que durant cette session québécoise, les enseignements m’ont été très bénéfiques, je suis donc ravi d’avoir fini mon parcours scolaire de cette façon.

Ainsi je conseille à tous les étudiants qui aiment la géomatique, mais qui souhaitent aussi voir de nouvelles méthodes de travail de partir en échange au Québec. »

Larinier Pauline (promotion 2011/2012)

En semestre 3 à l’université de Sherbrooke département de géomatique appliquée de fin août 2011 à janvier 2012 – stage “Audit de la qualité des données d'urbanisme dans le cadre de leur utilisation dans une appliction du droit du sol” au Conseil Général 67 Strasbourg du 1e février au 31 juillet 2012 – puis CDD Communauté Urbaine de Strasbourg - 67 - technicienne SIG

« Le master Géomatique proposé par l’Université de Montpellier propose un échange durant le premier semestre du M2 avec les Universités de Sherbrooke (au Québec) et de Liège (en Belgique). Je fais partie des 2 étudiants qui ont eu l’occasion d’y participer pour l’année 2011-12. Nous nous sommes donc rendus à Sherbrooke du 23 Août au 23 Décembre 2011 pour suivre les cours proposés par la maîtrise de 2ème cycle en géo développement durable.

Cadre universitaire :
A l’arrivée, il est possible de choisir les cours qui nous intéressent le plus, tout en respectant les équivalences (ECTS en France = crédits au Québec). De façon générale, l’apprentissage de la spécialité géomatique est abordé d’un autre point de vue au Québec. Il a été très intéressant de pouvoir apprendre à travers des méthodes d’enseignements différentes, et des visions différentes de la matière : plus de réflexion personnelle et de recherche dans les études existantes. . J’ai appris à être plus autonome dans les projets effectués (méthode d’APP : apprentissage par problèmes). Tout ceci implique notamment la lecture d’articles en anglais !! Par contre, pas du tout d’anglais à l’oral : l’adaptation n’a pas été un souci, surtout grâce à la langue je pense.

Cadre de vie :
Pour partir en échange, il faut avoir l’esprit ouvert et être capable de s’adapter. Les Québécois sont cependant extrêmement accueillants. Les 4 mois passent vite et les weekends sont bien occupés entre travaux et visites à droite à gauche. Je conseille aux futurs étudiants de vivre en colocation avec des Québécois (très facile à trouver à l’arrivée à Sherbrooke) pour pouvoir s’imprégner au maximum de la culture!

Superbe expérience que je recommande grandement tant sur le plan humain (nouveau pays, superbe accent !) que sur le plan professionnel (une expérience au Québec est toujours un plus sur le CV). »

Jérémie Hanke (promotion 2011/2012) :

Étudiant en formation continue (SUFCO), Jérémy Hanke a suivi plusieurs enseignements du master 1 géomatique en candidat libre avant d’intégrer le master 2 (en contrat CIF congé individuel de formation). Rapport de stage sur « Harmonisation des données d’urbanisme du service SIG de la Communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle » - stage effectué Communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle à Gallargues le Montueux(30) du 23/01/2012 au 20/07/2012.

« Ce que j’attendais (principalement) du Master :
- Acquérir des compétences en gestion de BDD,
- Approfondir la maitrise d’outils SIG et d’analyse spatiale,
- Acquérir des notions en Webmapping,
- Acquérir des connaissances sur le fonctionnement des collectivités territoriales,
- Acquérir des compétences en télédétection,


Le master a répondu à mes besoins sur ces principaux thèmes, un peu moins dans le dernier.
Petite particularité, j’exerçais, avant d’entrer en master Géomatique, déjà une activité dans les SIG.
Mais globalement, je suis d’accord avec mes anciens camarades, l’obtention d’un master ne fait pas tout.


Ce master donne des clefs pour avoir une vision large de la géomatique, il permet d’avoir les connaissances nécessaires pour appréhender ce domaine et gérer un projet SIG dans sa globalité (Responsable SIG par ex) ou/et de devenir un spécialiste sur une compétence précise ( Webmappeur, spécialiste thématique…).


Mais dans tous les cas, il faut encore creuser ensuite pour approfondir nos connaissances sur le sujet, et c’est normal.
Ce domaine est vaste, et être un bon technicien sur un ou plusieurs outils ne fait pas tout; Gérer un projet SIG, ce n’est pas uniquement manipuler des outils.
Et je pense, vu la jeunesse de la discipline et l’évolution des technologies et du cadre législatif en termes de données géographiques, qu’il sera nécessaire de creuser un long moment encore!


A la suite de ce Master, je suis retourné dans mon entreprise d’origine pendant une petite année, puis j’ai intégré une collectivité territoriale dans le cadre de la création d’un poste de Géomaticien.
Sur ce poste, c’est simple, question SIG, il a fallu partir de zéro.

Donc: collecte de données auprès de partenaires par le biais de conventions, mise en place d’une solution Web SIG, formation des utilisateurs, administration des BDD et du Web SIG, intégration de données, création de script de conversion de données, création de cartes thématiques… un régal lorsque l’on aime mettre les mains dans le “camboui”. Ce type de poste est très intéressant car on touche à tous les domaines, dont le droit, car question SIG, dans une CT, il y a un cadre règlementaire auquel il faut se tenir, notamment en ce qui concerne la CNIL, INSPIRE, l’OPEN DATA …


Et là, je vais de nouveau changer de poste, plus proche de mon lieu de résidence. »

Nicolas Rochier (promotion 2011/2012)

Rapport de stage « Mise en place d’un observatoire basé sur les données gratuites, sous licence Open Data. » - stage effectué chez Simalis à Puyricard (13) du 1e février 2012 au 30 juillet 2012 – n’a pas soutenu le rapport de stage.

« Le Master m'a beaucoup apporté :
Appréhender l'informatique en règle générale, sur des systèmes différents (Distribution Linux/Debian à l'UM2).
Les premières lignes de code en webmapping, et la compréhension globale du fonctionnement d'une appli côté serveur/client.
Bon entraînement à l'oral et à l'écrit, lors de la présentation de différents projets (j'ai vraiment apprécié les nombreux travaux de groupes que l'on nous imposait de faire à l'université). Ces travaux collaboratifs m'ont permis d'affiner les liens entre étudiants, de mutualiser les compétences, les idées, mais aussi de construire ma liste de contacts professionnels pour l'avenir.
Ces mêmes travaux peuvent également devenir des dossiers sur lesquels peuvent s'appuyer vos premiers employeurs. C'est important.
Si je devais définir en un mot ce que m'a apporté le Master, je choisirais le mot "éveil". Ce Master n'a fait que confirmer ce que j'aimais vraiment faire, et ce que je souhaitais devenir plus tard. Après vos deux ans de formations, vous ne serez pas Géomaticien/ne. Mais vous aurez toutes les clés pour le devenir. Ce que j'écris relève du bon sens, mais on a souvent tendance à l’oublier lorsqu'on est étudiant.


Mon métier actuel
Oui au passage, je n'ai pas validé mon Master 2. Mon stage s'est toutefois très bien passé (anciennement société SIMALIS, aujourd'hui racheté par Business Geografic, pour celles et ceux que ça pourrait intéresser).
Après avoir voyagé, et effectué quelques petits boulots à droite et à gauche pendant un an, je suis aujourd'hui chargé de mission pour la ville de Lambesc depuis février 2013.
Je suis en double poste : urbanisme et informatique. Je dépends donc de deux services.


Pour le service info, j'assiste le responsable des SI. J'effectue des tâches multiples :
• Gestion et suivi du projet de modernisation des serveurs vers un environnement de virtualisation (3 ESX - et serveurs virtualisés : VMware, Veeam B&R).
• Création de l’interco entre chaque site au site central sur technologies VPN IPSEC et lien EFM.
• Garant de la sécurité des accès, des systèmes et de la pérennité des données (Veritas Backup Exec, ARCserve Backup, Backup Exec System Recovery).
• Maintenance du parc informatique : gestion des problèmes liés au matériel, remplacement de pièces, suivi des contrats avec le constructeur pour les garanties...
• Aide au projet informatique pour les services et les écoles, et assistance aux logiciels métiers.
• Administration du site Web de la ville de Lambesc.
• Récemment : pilotage d'un marché pour le remplacement de la flotte téléphonique de la ville. Pour le service urbanisme :
• Élaboration des renseignements d'urbanisme pour les notaires principalement, mais aussi pour les administrés.
• Gestion des D.I.A (déclarations d'intentions d'aliéner).
• Visites de conformité et des dossiers de ravalement de façade.
• Mise en place de l'automatisation des réponses pour les courriers (suite Office, liaisons documents Excel et Word) ou comment gagner un temps fou.

Pour tous services confondus, et surtout, les élus : mise en place d'un pôle cartographie. Dans lequel le patron c'est moi (je suis seul aussi mais bon...)
Je suis le seul dans ma collectivité, à détenir des notions de cartographie. J'ai donc proposé aux différents services un appui de ce côté là, plutôt que de payer un BE pour trois cartes et s'arracher un bras à la fin du mois.Ce sont des compétences qui sont très appréciées, mais qui ne font pas vraiment parties de ma charge de travail... Alors je fais des cartes quand j'ai le temps. Les outils dont je me sers pour la carto sont principalement : Geo@ix métier, qui est un S.I.G full-web communautaire (distribuée par la Communauté d'Agglo du Pays d'Aix pour ses communes) et QGis, qui me dépanne bien en interne.
• Cartographie simple (sur Geo@ix) en liant certaines fonctionnalités à QGis selon les besoins. (Géo@ix ne permet pas de tout faire non plus).
• du relevé de terrain (fontaines, bâtiment publics, commerces et façades...) en vue de créer des données.
• Analyse spatiale et création des cartes liées au P.A.D.D de la ville.
• Reprojection des photos aériennes de la commune disponibles (1944 - 2012) sur le portail de l'IGN avec QGis (partenariat lancé avec l'IGN en octobre 2013, j'ai mené ce dossier).
• Mise en place de formation en interne sur l'utilisation de Géo@ix et la compréhension générale des S.I.G.


En résumé, je me suis monté un S.I.G en local, et j'administre certaines données à partir de là ».

Hassan EL AMRANI(promotion 2010/2011)

Rapport de stage « Cartographie et représentation spatiale dans la réserve naturelle des gorges du Gardon (30) » - stage effectué au sein du CEN-LR Conservatoire des Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon (Montpellier) – service SIG - du 1e mars au 1e septembre 2011. Il a été recruté début 2012 comme ingénieur chargé du projet d’installation d’un SIG à l’agence urbaine de Nador (Maroc).

« Je suis actuellement cadre supérieur, chargé des dossiers de l’environnement et des SIGs dans l’Agence Urbaine de Nador au Maroc, une structure étatique dédié à la planification et l’aménagement du territoire (mission principale, l’élaboration des documents d’urbanisme).


La formation SIIG3T (ancienne formation Géomatique) a été importante dans mon cursus universitaire et professionnel dans la mesure où, elle m’a permis de :
-Compléter ma formation de base en sciences de l’environnement ;
-Consolider mes connaissances dans le nouveau champ de la géomatique ;
-Augmenter mes chances dans la recherche des stages et d’emploi ;
-Faciliter mon insertion et on intégration dans mon organisme d’emploi. »

Michael Philippon (Promotion 2010/2011) :

Stage du 17 janvier au 15 juillet 2011 dans les locaux de Carrefour à Mondeville (14) sur : « Approche méthodologique de l’étude des zones de chalandise à Carrefour » ou La géomatique appliquée au marketing: Comment la visionneuse mise en place par Carrefour permet d’optimiser l’utilisation et la réalisation des zones de chalandise par les différents services de l’entreprise ?

« Je m’appelle Michael et j’ai 26 ans. Je suis issu de la promo 2011. J’ai fait mon stage de fin d’études chez Carrefour groupe où j’ai travaillé sur la normalisation de données, la structuration de BDD et la mise en place d’un viewer interne carrefour dans lequel on peut y voir et analyser les zones de chalandises de magasins et des données demo, concurrentielles.... Cette plate forme a été mise en place successivement dans les différents pays dans lesquels Carrefour est présent (France, Italie, Belgique., Espagne, Roumanie, Brésil...). Puis mes boss m'ont proposé un CDD pour les aider à développer des modèles spatiaux pour savoir ou implanter des carrefour Drive.


Puis je suis parti un an en Indonésie où j ai été initié aux études macro dans la grande distribution (potentiel de développement du Retail des différentes villes indonésiennes...) ainsi qu’aux études de marchés (estimation d’un chiffre d affaires pour des projets d implantation de magasins) en Indonésie et en Inde. Travailler à l’étranger est vraiment une expérience unique; quelque soit le pays , on y découvre une autre culture, une autre vision du monde (et donc de la cartographie, de la géographie, de l’histoire) et de la vie.
Carrefour a ensuite vendu ses magasins en Indonésie (mars 2013). Depuis, je travaille en Chine, à Shanghai, où je fais le même travail mais pour la Chine et Taïwan. Bref beaucoup de mise à jour de données, de normalisation de données, de formation des équipes locales dans le viewer interne carrefour, d’études de marchés d’études macro et de déplacements. Je reviens à la fin du mois en France pour un training en études de marchés en France, pendant 2 mois, puis je repars en Chine.
Voilà pour mon parcours pro.


Les points positifs du master : - grande disponibilité du corps professoral, à l’écoute des besoins et des demandes des étudiants ;
- initiation et masterisation des étudiants dans le travail en géomatique ;
- les cours qui m’ont été le plus utiles sont : l’analyse spatiale, SIG et BDD.
Les points négatifs du master :
- manque d’ouverture à d’autres domaines de compétences que les transports, l’environnement et la fonction publique. La géomatique permet également de faire du géomarketing (comme moi), de l’urbanisme, du conseil en investissement spatial...
- les cours de SIG ont principalement comme support arcgis, et peut d’apprentissage des SIG libres ou map info...
- le cours de programmation informatique portait sur du PERL d’après mes souvenirs, langage utile et complexe (je ne parle qu’en mon humble nom). Pourquoi à la place ne pas apprendre aux étudiants le vba qui pourrait leur servir à faire des macros excel utiles en entreprise ? Ou des langages plus aptes au webmapping ?
- pas assez de cours d’anglais, pourtant primordial dans le monde d’aujourd'hui (la fin de crise pour la France passe certes par une meilleure compétitivité des entreprises mais également par une meilleure adaptabilité des salariés français. Nous ne sommes plus dans le monde de nos parents. Pourquoi ne pas mettre en place des cours / des travaux 100% en anglais ?
- pas assez d initiation aux règles implicites du monde de l’entreprise (savoir se présenter, se vendre, vulgariser cette compétence si technique qu’est la géomatique, gérer la relation parfois difficile avec les collègues et patrons...)...
Bref je trouve que le master géomatique est un bon master, car il permet de jouer son rôle principal : rendre des étudiants maîtres en géomatique. Mais il est peut être trop autocentré sur lui-même, et il pourrait s’ouvrir sur une palette encore inexploitée (pragmatisme sur les travaux demandes, ouverture internationale, ouverture sur d’autres SIG). Il aurait beaucoup à y gagner.


Et conseil aux nouveaux géomaticiens :
1- partez, fuyez Montpellier une fois votre diplôme en poche. Très peu de boulot pour vous sur Montpellier (et si possible ayez une expérience internationale). Si vous ne le faites pas, ne vous étonnez pas de ne pas trouver de boulot en géomatique ou d’en trouver un mais sous payé dans lequel vos compétences analytiques ne seront pas mises en avant. Personnellement, j ai sacrifié le soleil de Montpellier pour partir sous la pluie normande... J’ai chialé toutes les larmes de mon corps…

2 - il n y a pas qu’Arcgis dans la vie (même si j’aime beaucoup ce logiciel !)

3 - montrez aux professionnels pourquoi vous embaucher vous et pas un autre : parler de (ou montrer) vos travaux et expliquez votre démarche pour réaliser ces travaux, parlez de la VALEUR AJOUTÉE de la géomatique, et avancez prudemment vos compétences personnelles (pour moi créativité et sens de l'organisation). La géomatique est une niche pro, servez-vous en.

4 - ciblez bien votre stage et votre future entreprise. Cela guidera le fil directeur de votre parcours professionnel (perso j’aime bien l’urbanisme par exemple mais difficile maintenant de partir dans ce domaine. Je serais cantonné au monde du Retail (que j’adore également)

5 - soyez généreux, aidez les autres. C’est bon pour autrui et pour vous aussi (dans le monde étudiant ça peut passer par l’entre aide avec ses camarades, du webmapping pour une autre association....)
Voilà j’ai peu l’occasion de revenir sur Montpellier hors des vacances de Noël ou estivales, mais ça serait un plaisir de répondre à d’autres questions ou développer certains points par mail. »

Benoit Guinard (promotion 2009/2010)

Stage « Cartographie des transports scolaires – CG Ain » de février à juillet 2010 au service des Transports Scolaires de la Direction des Transports du Conseil Général de l’Ain.

« Je suis parti pour ma part en échange Crépuq à l'université de Sherbrooke sur l'année 2009-2010.
J'ai été très satisfait de cet échange du point de vue de la formation mais aussi du côté de l'ouverture apportée par un échange universitaire avec les différentes rencontres que l'on peut faire.

L'approche de la géomatique en Amérique du Nord est différente de la nôtre et j'ai beaucoup apprécié leur manière d'aborder les problématiques spatiales et d'y trouver une solution par le biais de la géomatique.

J'ai bien aimé les cours à la carte, c'est à dire que chacun est amené à faire son propre menu selon ses besoins qu'il aura pris soin de définir en amont.
Les cours se déroulaient en petit groupe, ce qui favorise l'échange et l'interaction entre étudiants et enseignants.
Les professeurs parlaient français mais toute la documentation était en anglais, ce qui permet de ne pas être largué pour ceux qui ont des difficultés avec l'anglais.
On travaillait beaucoup en mode projet, en groupe ou seul avec des présentations, dossiers, rapports à transmettre régulièrement.
Le système étant grandement basé sur du travail personnel, on était amené à réfléchir par nous-mêmes, on passait plus de temps à travailler en dehors des cours que pendant. Le rythme de travail est assez intense.
Les nombreux intervenants extérieurs permettaient de se confronter au monde professionnel, ils basaient leurs cours sur des projets qu'ils réalisaient au quotidien.

J'ai passé beaucoup de temps à travailler de manière autonome sur les logiciels SIG (ArcGIS, QGIS), ce qui m'a permis d'avoir une plus grande maitrise d'ensemble sur les outils.

Concernant l'université en elle-même, c'est un campus à l'américaine, immense avec des installations d'un tout autre type que les nôtres. On a tout ce qu'il faut sous la main, c'est une vraie petite ville à l'intérieur de Sherbrooke.
Le campus était anglophone et francophone donc c'est un bon moyen de s'immerger dans une autre culture tout en gardant des repères.

Les Québécois sont très accueillants et adorent les Français à partir du moment où on se montre ouvert.

Au final, le semestre est passé très vite et je regrette de ne pas avoir pu faire mon stage de fin de master sur place. Je conseille vivement à tous ceux qui sont tentés par cet échange, de le faire, pour avoir une autre vision de la géomatique et pour vivre une chouette expérience chez nos amis québécois ! »

Joomla templates by Joomlashine